Des nouvelles de l’école à Ouagadougou…

Compte rendu de mon séjour à Ouagadougou du 25 janvier 2016 au 14 mars 2016

Tout d’abord, croyez moi j’ai eu chaud et tout le monde d’ailleurs !
Je profite de ce compte rendu pour vous annoncer que nous travaillons actuellement sur le dossier pour faire demande de subvention pour la construction de l’école et que nous avons la chance d’avoir reçu l’autorisation de faire cette construction sur le terrain appartenant à la famille de Corneille, dans la commune de Komsilga, proche de Ouaga.

1. La situation au « Jardin des Enfants Chéris »

Rose la monitrice responsable vient de réussir à acheter une moto, ce qui était son souhait depuis qu’on l’a embauché!
L’encouragement à nous donner des nouvelles par mail a été renouvelé à plusieurs reprises après la création de leur adresse, mais cela semble beaucoup plus difficile à mettre en route bien plus qu’on ne peut imaginer ici. Cependant, j’ai un espoir du fait que l’autre monitrice, Pegwende est mariée à un monsieur qui utilise le net pour son travail personnel, peut être que les premiers textes viendront grâce à cela. Attendons pour voir.
A signaler que depuis la rentrée d’octobre, un enfant autiste a été intégré aux enfants et que son état s’améliore, j’ai été témoin de moments de « présence » vraiment significatifs de la part de cet enfant, et cela grâce à la patience et à la persévérance des monitrices.
A part cela, je vous ai rapporté quelques petites vidéos pour vous faire partager des moments illustrant les matinées des enfants et des monitrices au JDEC.
J’ai aussi apporté un cahier d’activités de l’année dernière pour vous montrer à quoi ressemble les exercices que les enfants sont amenés à faire durant leur passage à l’école.

Dès la première semaine de mon séjour à Ouaga, j’ai pu rencontrer monsieur Justice Kambou, responsable dans une société d’assurance, la Sonar. Monsieur Kambou avait eu l’occasion de participer à une formation à Dakar, dirigée par Jean-Noël Rébora, le mari d’Hélène. C’est lui qui a pensé à lui recommander de faire connaissance avec l’association, sachant que je reviendrais au Burkina au début de l’année 2016. Nous avons eu l’occasion d’échanger longuement lors de notre première rencontre, et il a essayé de trouver des moyens de faire connaître nos actions autour de lui à partir de ce moment-là.
J’ai eu l’idée de lui demander une faveur pour notre école, étant donné qu’il travaille dans le domaine des assurances, et il a accepté, nous avons donc pu bénéficier gratuitement grâce à son don d’une police d’assurance pour les enfants de la maternelle, qui couvre la période de février 2016 à février 2017.

2. Le centre de loisirs

Pour rentabiliser l’investissement que représente la location des locaux et donner aux enfants du quartier d’âge scolaire et collégiens l’opportunité de venir lire ou jouer les jeudis et samedis après midi, nous avons ouvert un centre de loisirs avec bibliothèque et ludothèque à partir du premier mars. Les monitrices n’ont pas été intéressées par la tenue de ce
centre qui aurait pu leur donner un supplément de salaire moyennant deux à trois heures de plus par semaine, (l’une ayant assuré les jeudis et l’autre les samedis).
J’ai donc fait appel à Alima, la couturière pour assurer l’encadrement de ce centre, et elle a accepté avec plaisir. Elle est secondée par Baba, qui habite à l’école et qui de ce fait assure d’une certaine façon la sécurité des locaux et quelques services en échange de la gratuité du loyer.

3. La situation des ateliers.

Les ateliers de fabrication de jouets ont fonctionné avec Seny jusqu’en août 2015, après quoi, faute de service commercial actif, la production s’est arrêtée. Dans ce contexte, je suis allée récupérer le matériel de couture pour continuer avec Alima qui travaille désormais chez elle. Je lui ai fait une commande de poupées bébé destinées à la vente en
France car nous n’en avions plus du tout en stock.
Issa, le menuisier travaille dans son atelier qu’il a ouvert depuis plus d’un an et il a déjà deux apprentis pour l’aider. Il a trop de travail et ne peut assurer les commandes de jouets. J’ai fait appel à Fousseiny, un autre menuisier qui a travaillé dans nos ateliers entre 1999 et 2005, il connaît bien nos produits. J’avais besoin de « tangrams » et de «multiformes multicolores» car notre stock en France était épuisé.
Les peintres travaillent chacun de leur côté avec leurs clients, principalement pour les panneaux publicitaires qui est leur spécialité d’origine pour la plupart. Moussa est d’accord pour peindre les travaux qu’on pourrait lui confier.

4. Reprise des ateliers par une association Burkinabé

La transition se met en place de cette façon :
Le stock est confié désormais à Corneille Maré, qui pourra fournir les structures intéressées au fur et à mesure des besoins. Une nouvelle association est en voie de création, l’AFM Burkina, pour prendre la suite, qui sera dirigé par Mr Kini en collaboration avec Corneille Maré. La tendance actuelle est pour nos clients de s’adresser à des structures locales et non des associations dont le siège social se trouve en France.
Le nouveau gouvernement a prévu de grands travaux d’équipement de tout le pays en Centre d’Éveil et d’Éducation Préscolaire, et Corneille Maré est bien placé pour être le pivot entre le Ministère qui aura besoin de ce matériel et la nouvelle association créée pour le fournir. Il a été décidé que la recette des ventes des jouets en stocks servirait à participer aux frais de fonctionnement de l’école maternelle.
Durant les sept semaines que j’ai passées à Ouagadougou, j’ai géré le stock de jouets qui s’élevait encore à mon départ, le 13 mars, à 1 026 000 f cfa ( environ 1500 €). J’ai vendu pour 167 000 f de jouets, (environ 250 €) pendant cette période, essentiellement à des connaissances qui sont passées à la maison, à une école du quartier qui nous connaît depuis des années, et un groupe de retraitées qui voulait aider au démarrage d’une garderie de village, qui nous avait contactés depuis la France, via notre blog, et un groupe de femmes françaises vivant à Ouaga avec leur conjoint burkinabé.


Nous vous remercions très chaleureusement pour votre soutien si précieux pour continuer l’action et nous vous invitons à trouver autour de vous des gens qui vous ressemblent.

Chrystel a adopté deux enfants africains en 2007 et nous a rejoint en 2015 grâce à sa fille, bénévole, qui lui a transmis son enthousiasme pour l’association.
Chrystel a adopté deux enfants africains en 2007 et nous a rejoint en 2015 grâce à sa fille, bénévole, qui lui a transmis son enthousiasme pour l’association.

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