Pourquoi une école maternelle ?



Le choix d’une école « maternelle » peut paraître étonnant à première vue pour beaucoup, car peu courant dans le contexte africain en général et burkinabé pour le cas qui nous concerne.
Dans ce pays ou le contexte socio-économique et culturel rend tout prioritaire, l’éducation est considérée comme une priorité des priorités, en témoignent les multiples efforts du gouvernement pour rendre l’accès à l’école gratuit et obligatoire à partir de 6 ans.

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Le Ministère de l’action sociale et de la solidarité nationale, qui est chargé de l’enseignement préscolaire, développe depuis quelques décennies un programme très précis d’éveil dans les garderies populaires, devenues les CEEP (centres d’éveil et d’éducation pré-scolaire).
Il faut savoir que l’enseignement de base se fait en langue française qui est une langue complètement étrangère à la majorité des petits enfants en âge d’entrer à l’école élémentaire pour apprendre les rudiments de la lecture, de l’écriture et du calcul.
L’apprentissage s’étend sur deux années scolaires : le cours préparatoire première année (CP1) et le cours préparatoire deuxième année (CP2). Ces deux années ne sont pas de trop pour assimiler les apprentissages de base, compte tenu de ce handicap dû à langue « étrangère » aggravé par des conditions souvent ahurissantes de surpopulation des classes !

C’est dans ce contexte que l’école maternelle peut jouer son rôle facilitateur, en donnant dès le plus jeune âge aux enfants une ouverture sur le monde et une approche ludique de la langue par le biais des activités d’éveil de toutes sortes, les activités motrices, les chants, les contes, l’apprentissage du graphisme, etc. En effet, le gouvernement burkinabè à travers le Ministère de l’action sociale et de la solidarité nationale, développe depuis quelques décennies un programme très précis d’éveil dans les garderies populaires devenues les CEEP.

Ce programme initié depuis 1953 ne sera vulgarisé qu’à partir de 1983 grâce aux idéaux révolutionnaires du président Thomas Sankara. L’objectif visé était essentiellement d’assurer la garde des petits enfants pour libérer leurs mamans afin qu’elles entreprennent des activités génératrices de revenus et leurs grandes sœurs pour qu’elles partent à l’école. De nos jours ces écoles maternelles devenues entre-temps jardins d’enfants puis garderies populaires sous la révolution, ont beaucoup évolué dans la philosophie, les activités et la dénomination.

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Désormais les Centres d’Éveil et d’Éducation Préscolaire recherchent un développement holistique (psychomoteur, socio-affectif et intellectuel) des enfants de 3 à 5 ans, en s’appuyant sur un solide programme national conçu à cet effet. La langue française reste le support des différents apprentissages sans renier les langues locales.
Toutefois le problème d’accès continue de se poser avec insistance, comme le montrent les statistiques de l’année 2010 qui donnent un effectif de 48 878 enfants inscrits dans les CEEP sur un effectif total d’enfants pré-scolarisable de 1 638 633 ; soit un taux de 3 %.
Pour pallier cette situation et relever considérablement le taux de pré-scolarisation, l’état du Burkina demande le soutien du secteur privé, des ONG et associations. C’est donc en réponse à la sollicitation du gouvernement burkinabé et par souci de solidarité à l’égard de la population burkinabée en général et des couches les plus défavorisées en particulier que l’AFM a initié ce projet d’ouverture d’une école maternelle à Ouagadougou au profit des enfants, notamment ceux dont les parents sont démunis.

Le Jardin des enfants chéris compte rouvrir ses portes au plus tôt. Cela requiert le concours de toutes les bonnes volontés : car c’est main dans la main que nous ferons de la petite enfance l’espoir de demain.




2 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. ABIPEJE dit :

    Nous voudrions salur à sa juste valeur l’initiative de AFM de mettre à la disposition des populations de Ouagadougou un Centre d’éveil et d’éducation préscolaire. Cette action s’inscrit en droite ligne des idéaux de notre association dénommée ABIPEJE. Il s’agit d’un regroupement d’éducateurs et de parents d’enfants.

    1. senyjosee dit :

      Merci de votre message.
      Vous pouvez prendre contact avec le responsable de l’association de Ouagadougou Seny DIALLO au 78 80 52 27, il pourra vous faire visiter les ateliers de fabrication et nos créations de jouets et matériel pédagogique.
      Vous pouvez aussi contacter Corneille MARE, le directeur de notre école maternelle au 78 84 29 61, pour échanger sur la pédagogie.
      Je serais présente en janvier 2015, donc nous aurons j’espère l’occasion de nous rencontrer.

      Josée LIARD
      Présidente

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